Metropolis

MetropolisEn l’an 2026, ce sont les ouvriers qui travaillent pour les nobles. Mais la révolution est en marche grâce à une androïde…

Conformément à sa politique, MK2 continue de dépoussiérer et de distribuer de grands classiques du cinéma international. Après Chaplin et son ‘Dictateur’ ou ses ‘Temps modernes’ sortis sur grands écrans, c’est au tour du chef d’oeuvre de Fritz Lang de bénéficier d’un traitement de faveur.
‘Metropolis’ se voit donc rénové, voire reconstitué, pour resortir dans les meilleures conditions. De tous temps amputé, ce métrage à énorme budget (30 millions d’euros !) se rapproche de ses racines et propose l’un des montages les plus complèt depuis la sortie du film en 1927.

Film noir et blanc, muet qui plus est, ‘Metropolis’ n’en reste pas moins étonnant de modernité. Esthétiquement tout d’abord, Lang nous offre un véritable bond dans le futur avec des effets spéciaux ingénieux et qui, si l’on se place un minimum dans le contexte de l’époque, se révèlent étonnant.

Perçu par beaucoup comme le père spirituel de la Science-Fiction au cinéma, Lang a sans aucun doute inspiré de nombreux cinéastes à travers ce film. Les nombreux thèmes qu’il développe (de la lutte des classes très terrienne, jusque dans l’opposition des hommes et des machines) se retrouvent dans de nombreux films, y compris dans les récents longs métrages matricés.
Totalement précurseur donc, ce ‘Metropolis’ est une sorte de père fondateur des oeuvres mêlant le futur et le social, tout en y associant un côté résolument humain, dans ce monde de machines.

Encore une fois, on ne peut que se féliciter de la politique entreprise par MK2 qui pourra permettre aux nouvelles générations de découvrir ce classique et aux amateurs de le revoir dans des conditions optimales.
Un inmanquable, tout simplement.

Mes voisins les Yamada

Mes voisins les YamadaLes Yamadas sont une famille moyenne (voire très moyenne…) du Japon contemporain.

Il y a donc papa Yamada, un quadra souvent en retard le matin qui essaye tant bien que mal de faire respecter les valeurs traditionnelles japonaises au sein de son foyer.
Il y a aussi maman Yamada (femme au foyer adepte du moindre effort), grand-mère Yamada (on retrouve là le personnage typique des dessins animées japonais de notre enfance : la petite vieille increvable, malicieuse voire un peu vache mais toujours de bon conseil), le fils Yamada (en plein âge bête) et la fille Yamada (la petite soeur, souvent plus fûtée que les autres).

Que dire de ce dessin animé un peu hors norme par rapport à ce qui nous arrive du Japon habituellement ?
Tout d’abord il faut prévenir ceux qui ont été ébloui par la splendeur de Mononoké, la fureur d’Akira ou la noirceur de Perfect Blue : ici rien à voir avec la grande fresque épique ou le manga cyber. Les dessins sont au stade de l’esquisse, le scénario… en fait il n’y en pas vraiment puisque ce n’est qu’une succession de sketchs plus ou moins amusants, plus ou moins poetiques…

On a parfois l’impression d’un brouillon, d’un film pas vraiment terminé. C’est ce qui lui donne à la fois son charme et sa tiédeur un peu ennuyeuse. Un film sympathique mais un peu mou : on sourit de temps en temps mais rien de vraiment emballant. On sait que ce film est tiré d’un manga (papier) très populaire au Japon, et qu’il a remporté un gros succès là-bas.

Malheureusement ce qui a fait son succès là bas est aussi ce qui nous ennuye ici : ce film est bien trop « japonais » pour qu’on puisse l’apprécier avec le même regard en France…
Par contre pour ceux qui s’intéressent au Japon, ce film est une aubaine : c’est une véritable étude sociologique sur la famille japonaise.

Mercredi folle journée !

Martin est un père divorcé commence mercredi, une journée assez difficile. Sa nouvelle petite amie vient de le mettre à la porte, et son travail ne se passe pas comme il le voudrait. Son activité nocturne passe par les tables de jeux et ne lui laisse que peu de temps pour le repos et pour sa fille. Malgré cela, le père et la fille vont finir par se découvrir.

Le film s’ouvre sur la leçon d’un instituteur (Christian Morin, mais sans sa clarinette) qui explique à ses élèves que les choses inutiles sont parfois bonnes à apprendre. Il n’y a pas de meilleur argument pour défendre ce film : les films apparemment « inutiles » font parfois beaucoup plus de bien que les films prétendument utiles.
« Mercredi folle journée » n’est pas un chef d’oeuvre, pas un jalon qui marquera l’Histoire du cinéma, pas un film à thèse qui défend une « grande idée », non : c’est un petit film, assez modeste, un peu désuet, voire vieillot (on a parfois l’impression de voir une production des années 70) mais qui fait du bien, qui vous colle le sourire pour la journée et qui revigore par sa fraicheur. Socoa est un (ex-)mari indigne: joueur, il dilapide son argent dans des parties de poker nocturnes ou au PMU plutôt que de payer la pension de ses nombreuses ex. Socoa est également un père indigne : il ne s’occupe pas de sa fille, ne signe pas son carnet de correspondance et arrive en retard les rares fois où il a rendez vous avec sa mère pour garder la petite Victoria le mercredi. Ces deux là ne se connaissent presque pas ; mal en tous cas. Et pendant une journée (folle, forcément folle) ils vont apprendre à se découvrir et à s’apprivoiser.

Film sur l’éclatement des familles, film sur les enfants et leur monde, film sur les adultes et leurs faiblesses, film sur Nantes et ses rues, film sur la Loire, film sur l’air de province et ses vertus (c’est un parisien qui écrit ça, vous avez compris…), film sur le printemps et le ciel changeant… c’est un film qui parle de plusieurs choses en même temps, avec plusieurs voix différentes (galerie de personnages comme on n’en voit plus dans le cinéma français) mais avec un seul regard. Ainsi le film conserve tout du long une grande cohérence malgré l’impression parfois de partir dans tous les sens. Bien sûr les personnages sont parfois un peu caricaturaux, on peut aussi trouver le tableau de l’enfance que peint Pascal Thomas un peu idéal, un peu trop rose (mais rarement mièvre). Pourtant il y a un petit quelque chose (le jeu des acteurs -notamment Lindon, excellent- ? la façon de filmer ? la touche d’amertume qui reste au fond de la gorge ?) qui fait que ce film se retrouve à certains moments comme en état d’apesanteur (les plans de la ballade en bateau, la dernière scène sur la voiture). Et Dieu qu’Alessandra Martines est belle !!

Men In Black 2

Men In Black 2L’agent J, membre des MIB, n’a pas encore trouvé de remplaçant à K, parti à la retraite. Mais suite à la découverte d’un complot mettant en danger la terre entière, J doit retrouver son ancien coéquipier pour faire équipe.

Pur produit hollywoodien pour l’été, M.II.B. fait donc suite au premier épisode des hommes en noir. Déjà à la baguette en 1997, Barry Sonnenfeld (Get Shorty, Addams Family…) signe donc cette sequelle qui dès sa pré-production sentait bon le bénéfice et les billets verts.
C’est donc comme cela que toute la fine équipe se réunit pour, à nouveau sauver l’univers d’une menace extra-terrestre… et ma foi, plutôt dans la bonne humeur.

Les deux acteurs de retour ont gardé une alchimie et tiennent une bonne partie du film sur leurs épaule. La côte de sympathie de l’ex Prince de Bel-air y est d’ailleurs pour beaucoup.
Côté innovation, on retrouve de nouveaux aliens mais aussi pas mal de clins d’oeil et on se laisse finalement porté par une comédie assez sympathique.

Malgré un scénario plutôt médiocre, Sonnenfeld s’en sort à peu près grâce à un rythme maîtrisé et quelques bonnes idées (malheureusement un peu trop montrées dans la bande-annonce).

Comme on pouvait s’y attendre, nous sommes en présence d’un film correct qui réussi son but principal de divertissement, mais qui ne va pas au-delà. C’est un peu dommage mais prévisible, et vu la programmation de l’été 2002, il saura trouver son public.

Mensonges et trahisons

Mensonges et trahisonsPour son premier film, Laurent Tirard s’est lancé dans la comédie de moeurs légère et fraîche. Plongeant d’entrée dans la vie de Raphaël, sorte de Woody Allen un peu bobo, ‘Mensonges et trahisons’ nous offre une intrigue un brin superficielle mais qui s’en sort grâce à une écriture et à une interprétation très agréable.

Dans le rôle principal, Edouard Baer est évidemment le candidat idéal, toujours prêt à balancer quelques vérités ou des théories étranges. Tiraillé entre son fantasme de jeunesse et sa relation actuelle, il y a chez cet acteur une sympathie naturelle qui lui permet de tenir le film à bout de bras. Autour de lui, Marie-Josée Croze, que le grand public avait découvert avec ‘Les invasions barbares’ (Denys Arcand), est une très bonne surprise. Son charme est une véritable bouffée d’air frais et permet à ce film un poil plan plan d’accrocher le spectateur. Clovis Cornillac, que l’on voit de plus en plus, est quant à lui plutôt rigolo en footballeur pas vraiment crédible mais assez direct.

Rien à reprocher à cette petite comédie, si ce n’est un léger problème de rythme. Cela dit, il n’y a aucune raison de ne pas se laisser tenter, à partir du moment où on apprécie Baer, ici omniprésent. Souvent bien sentie et très agréable, ‘Mensonges et trahisons’ remplit parfaitement son rôle de divertissement, et c’est bien le principal.

Memories of murder

Memories of murderDe 1986 à 1991, des femmes toujours belles et attirantes sont violées puis assassinées par ce qui semble être le premier tueur en série de la Corée du
Sud, pays alors contrôlé par une dictature savamment entretenue par les Etats-Unis. Les inspecteurs locaux piétinent devant ce phénomène inédit pour eux, jusqu’à ce qu’un policier débarque de Séoul pour ramener un peu de bon sens dans une enquête qui tourne au fiasco.

A priori il n’a y a rien de particulièrement original dans ce film de Bong Jun-ho. Tout pourrait suggérer un pendant coréen aux sempiternels clone de Seven. Et il serait justice de nôter que le réalisateur a allégrement puisé dans les clichés et codes du genre. De ce point de vue là, l’amateur ne sera pas déçu. Il y’a des poursuites tout ce qu’il y’a de plus indispensables, sans oublier les scènes de pataugeage dans la pluie, de blues de policiers et bien évidemment de commissaires qui claquent la porte de colère. On aurait pu aussi craindre le buddy movie type, avec l’opposition des deux écoles de police, l’intellectuelle et l’instinctive. Mais rien de tout cela.
Ou plutôt tout à la fois, puisqu’en plus, Bong Jun-ho y ajoute une dimension sociale et politique, témoignage d’une époque révolue de la Corée, faite de campagnes laissées à l’abandon et d’autoritarisme policier préférant tabasser plutôt que d’aller enquêter. L’humour, tout en finesse, est très loin de la balourde rie qu’on voit pourtant trop souvent dans le cinéma asiatique. Tout ici est une question d’équilibre, mariant des genres pour mieux les servir. La photo est absolument sublime, et le souci du détail extrême. Certains plans sont tous simplement hallucinants comme la reconstitution ubuesque du crime ou la découverte des crimes par les autorités locales. On se demande parfois s’ils sont imaginés ou le fruit d’une grosse documentation sur le terrain. La musique, seule touche étrangère, d’Iwashiro Tarô, déjà un vieux roublard des bandes sonores cinéma, de l’animation et du jeux vidéo japonaise est absolument parfaite et colle de manière assez magique aux différentes ambiances, tantôt endiablées, souvent mélancolique.

Finalement, avec Toutes ces fausses pistes, ces échecs, ces erreurs, Memories of Murder est un polar qui prend tout son sens dans l’inutilité de l’enquête. Drames humains et humour parfaitement dosé s’entremêlent avec une classe rarement vue depuis Kitano. La fin, d’une extrême justesse, montre à la foi toute la cruauté et l’ironie du réalisateur, car, peut-être que le coupable a vu le film au cinéma, comme tout le monde. Cela fait très longtemps qu’on n’a pas eu l’occasion de voir du polar avec autant de panache. A voir de toute urgence car exceptionnel.

Hwaseong, campagne coréenne, de 1986 à 1991. Des femmes sont violées puis assassinées via un mode opératoire invariable, caractéristique d’un tueur en série. Les meurtres ont lieu exclusivement par temps pluvieux, effaçant toute trace, tout indice compromettant. Les deux enquêteurs chargés de l’affaire usent de méthodes revêches et véreuses pour trouver le coupable, jusqu’au jour où un policier arrive de Séoul pour les épauler ; mais son inclination à se fier aux « documents » plutôt qu’à son instinct n’est pas des plus appréciée…

Bong Jun-ho revient sur cette véritable série de meurtres non-élucidée à ce jour et si médiatisée qu’elle eut un fort impact sur la Corée d’alors, vierge d’affaire de ce type. Memories of Murder est plus qu’un thriller, c’est un avoeu d’impuissance, parcouru par un complexe d’infériorité à l’égard de ceux qui ont le FBI, les techniques de comparaison d’ADN, etc. Nous sommes en 1986, la Corée du Sud est dans la tourmente sociale, les méthodes d’investigation sont encore aussi rustiques que les campagnes, descendantes directes de celles d’un régime qui s’efforce de tenir debout. Les hommes se démènent pour trouver cet assassin humiliant. On les suit dans leur enquête, laborieuse, éreintante. Le spectateur patauge dans la gadoue avec eux. Délicatement, Bong Jun-ho coupe les liens ténus qui relient les inspecteurs à leur famille, pour ceux qui en ont une. « Tu ne peux pas faire autre chose ? » demande la femme à son mari, qui reste muet, les yeux dans le vague, totalement obnubilé par cette sale histoire. Sans effet tape-à-l’oeil, alternant avec une aisance décidemment inédite au cinéma coréen humour et noirceur, Memories of Murder se déroule au rythme des suspects, tous plus louches les uns que les autres. Le récit s’emballe alors, l’enquête avance enfin, chacun jette ses dernières forces dans la course. Les pistes les plus extravagantes sont envisagées, pour autant de bouffée d’air comiques. La folie guette ceux qui a priori étaient les plus solides psychologiquement. L’interprétation de Song Kang-ho est magistrale. Déjà en haut de l’affiche de Shiri, Joint Security Area et Sympathy For Mr. Vengeance, c’est dans Memories of Murder qu’il étale son talent. Son regard dit tout. La performance de ses acolytes est tout aussi remarquable : le ténébreux inspecteur, incarné par Kim Sang-gyeong, distille une aura mystique marquée au fer rouge par la volonté, Kim Loi-ha quant à lui campe un auxiliaire désemparé lorsqu’on lui interdit la violence. C’est de lui que viendra la scène peut-être la moins réussie de ce polar. L’idée était bonne mais elle est expédiée. La société change, les moeurs avec. La musique du japonais Taroh Iwashiro est omniprésente, de qualité, quoiqu’un peu répétitive… à l’image de ce qu’elle illustre.

Memories of Murder est un pur produit « made in Korea », un polar triste, frustrant, qui mêle avec brio le burlesque et l’ignoble, passionnant et maîtrisé d’un bout à l’autre. La preuve que le cinéma coréen, en restant sobre et ne singeant pas le cinéma américain, est capable de produire d’excellents films et n’usurpe pas son statut de cinéma montant et prometteur.

La numérisation des K7 vidéo avec l’entreprise Keepmovie

Le terme VHS (Video Home System) ou système domestique vidéo demeure le meilleur système de conservation des données durant les années 1990. Les cassettes ne sont pas tout en format VHS. Il existe d’autres formats de K7 dont les plus courants sont la cassette HI8 (Digital8, Video8 ou 8mm) que les particuliers utilisaient avec leur caméscope analogique. Il existe aussi la cassette de taille moyenne au format VHS-C, entre la taille de la VHS et celle du HI8 et enfin le MiniDV qui est beaucoup plus récent et qui était utilisé pour enregistrer des films à l’aide d’un caméscope spécialement conçu pour les HI8.

camera SonyChez Keepmovie, le transfert vidéo signifie qu’une cassette VHS, notre cas, est transférée sur un matériel de sauvegarde moderne, très fiable comme le DVD. On utilise le terme transfère, mais on peut dire aussi numérisation vidéo ou encore la transformation d’une cassette VHS sur DVD.

Tout d’abord, Keepmovie est une entreprise possédant des expériences solides sur le domaine de la numérisation. Elle utilise des caméscopes analogiques et bien sûr numériques pour parfaire ces services. L’entreprise met vous propose un service professionnel de transfert cassette sur DVD sans aucune perte ni de qualité ni de quantité. Vous retrouverez donc exactement le même contenu audio et vidéo sur votre DVD. Et automatiquement, elle apporte toutes les corrections nécessaires aussi minimes soit-il pour donner à vos DVD la perfection. En effet, c’est seulement le matériel de sauve garde qui a changé, pas la qualité de vos cassettes. Chaque modèle de cassette reçue par la société est traitée par des professionnelles avec le plus grand soin. Elle tient à respecter leurs valeurs sentimentales et inestimables. Individuellement, chaque transfert de films reçoit le même traitement, vous n’aurez aucune crainte, Keepmovie accomplie ses services en toute quiétude pour vous donner les meilleurs produits.